la cie l’Enracinée porte les projets de Pauline Weidmann et de ses associés. Créations pour le lieu - itinérances - récits de terreaux - bords de frontières - déreprésentation

À  propos de l’Enracinée


Les présentes :

· Epoques - carottage vocal sur des sols choisis
· TARZ - voix récits et broderie à table

· La Peuplée - voix récits en milieu agricole


· Performance pour un lieu - voix et géogaphie

Les passées :

· Je Sommes - écriture en détention
· Rencontres Poétiques
·
Causons L’amour
· Deux

· Les Grandes Bouches

· Fond Fleuve

· Les Egarnements

· La Dérive



· Editions - Recueils et objets
SOMME - recueil
MAISONS - recueil
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à propos de Pauline Weidmann


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Credits photo
Stephane Ribrault ︎
Alexandre Bayer ︎
pauline W.



Faire une somme c’est pas attendre d’être mort pour endeuiller les attentes. C’est reconnaitre qu’il s’est déjà passé des vies, des vacances et des victoires, qu’on est au sommet d’un âge, qu’il y a eu des additions de belles choses et des soustractions d’inutiles,  qu’il y a du temps pour après et que c’est déjà ça de fait. En vie en vrai, avec l’irrationnel et le pas brillant on fait la somme et ça existe.


Un peuple c’est une foule réunie sur une époque, c’est une foule qui se reconnait autour d’un lieu, c’est des personnes reconnues des unes aux autres, c’est quelques uns contenus dans un épiderme qui empaquète qui étiquette c’est dedans quelque chose comme dans une peau, un peuple dans une peau de peuple. C’est qu’à chaque peau refermée on peut parler de peuple. Dans chaque peau il y a une foule reconnue dedans, des aventures des accords, des transmissions de petits gestes, des milieux professionnels des professeurs pas officiels des papes portes pâtes père mère dans les yeux. Ce qui se trouve dans la peau est un milieu macrobiotique, il n’existe qu’au contact de l’autre, sous une main, dans des yeux, entendu. et la peau pore peut très fort du dedans à dehors.




Au départ il y a un paysage, un espace, quelque chose de
simple. Il y a une longueur de bâtiment où les parents
arrivent il y a une autre longueur qui ne trouve pas de
destination et puis la troisième qui recouvre les animaux. Il
y a des pentes douces et de l'eau tout autour, chaque matin
de l'eau sur l'herbe. Le marronnier aux branches charnues
qui se penche au-dessus, le figuier, les frênes multipliés et
l'étang. Il y a plus loin les routes qui vivent différemment
chaque saison entourées de haies. Il y a des creux, des bois à
brûler, de grosses pierres rondes grises animales et une
terre partout en dessous qui porte tout.
Je sommes alors une semaine et la terre porte, deux kilos
trois au milieu du paysage.
Je sommes un enfant qui regarde l'autre debout planté,
composant doucement.
Je ne discourt pas, je se compose.
Sur la fenêtre assise
je regarde la cour depuis des différences immobiles.
Je ne sait pas, les autres font le bruit
je sommes de silencieux et nous grandissons.





Je ne suis pas intelligente parce que je n'ai pas d'idée pour le monde, j'aimerais ne pas être
obligée d'avoir des idées pour le monde, pouvoir le trouver bien et ne pas vouloir le
changer, apprécier les cris des enfants et pas être intelligente pour les comprendre, être
assez petite en superficie pour ne pas avoir à penser le monde, à devoir le comprendre
pour exister parce que j'ai réussi à penser, je veux pas être intelligente, je veux pas penser
les choses, je veux les accepter comme elles sont et qu'elles me laissent tranquille parce
que je suis tranquille sans les choses, quand j'essaie pas de les changer, il y a tout ce qu'il
faut, il y des conflits comme il faut des tensions pour que la couverture soit bien plate, tirée
aux quatre coins, il y a des trottoirs pour les piétons, des voies cyclables et des routes avec
parfois des passages piétons, des magasins pour trouver tout ce qui peut être utile et même
parfois de choses simplement belles et c'est plaisant de s'arrêter pour regarder comme les
choses sont belles. Je suis pas assez intelligente pour résister et prendre du recul sur ça, et
classer les belles choses dans des filières de belles choses alors je m'agace des choses que je
ne comprends pas alors que si j'étais d'accord de ne pas être intelligente les choses me
laisseraient tranquille avec l'éloignement d'une ignorance qui s'assume, de l'ignorance qui
se sait ignorance et qui ne peut que regarder de loin ou fuir et ne pas s'intéresser ou réagir
en intelligence, si j'étais tranquille de mon côté des choses, je n'aurais pas la nécessité
d'apprendre ou de devenir autre chose, je serais seulement vide et heureuse parce que
j'aurais du plaisir à regarder des oiseaux parce que c'est beau et des plages parce qu'il y a
des gens qui pensent dessus, et ça se voit sur leurs corps, tout le poids de la pensée, la
pensée de la nourriture qui fabrique des beaux corps ou celle de la nourriture qui remplit
les pensées des gens tristes ou la pensée du lâcher comme il faut pour laisser les corps
s'expandre et le désir qui se pense, qui s'imagine, qui se cultive avec les corps, moi je
pourrais simplement les regarder faire toutes ces pensées et pas les avoir dans ma tête. Les
laisser sur la plage, dans les groupes de gens qui pensent, qui se pensent, qui se cultivent,
qui font bien.
Je suis comme inutile parce que j'ai pas eu un vrai besoin de pensée, alors je suis avec mes
pensées inutiles et c'est vrai que moi non plus je me trouve pas très utile parce qu'il
faudrait que je sois plus intelligente avec toutes ces pensées mais à faire la promesse de
l'intelligence, je m'agace parce que ce que je comprends pas devient pénible et je préfère
râler que d'avouer que je ne comprends pas, alors que si l'aveu était un réflexe, je rester ais
à la bonne distance des choses et je comprendrais pas mieux mais peut-être qu'il serait plus
simple de côtoyer les choses avec une vraie bêtise, une bêtise qui sait pas mieux, qui sait
pas qu'elle sait pas mieux, qui sait pas qu'elle sait pas qu'elle sait pas mieux, une vr aie de
vraie bêtise.
Une bêtise qui demande pas la permission pour s'avouer, qui rougi t même pas, une
ignorance qui bat du tambour et qui fait énormément de bruit, une bêtise qui se pose
même pas la question d'accueillir ou pas des étrangers parce que c'est des mots de gens qui
pensent et que rien qu'à marcher tout bêtement et à battre du tambour sans avoir peur des
choses qui ne se voient pas parce que ce serait des pensées qui pensent que d'avoir peur
des choses qui ne se voient pas ce serait une vraie vie. Parce que je suis pas intelligente
avec tout ce corps et ces mains et ce visage qui parlent avant mes pensées, que battre sur
un tambour ou rire à gorge déployée pourrait se faire avec le vide, le devoir de penser et
d'exprimer un avis sur des pensées d'autres gens qui cultivent la pensée pour elle-même,
ça me fatigue. Voilà je suis fatiguée.


Tu invites, tu mélanges tes besoins d'amour avec des
idées politiques et l'opportunité, et puis les gens
viennent parce que l'initiative est précieuse et puis ils
se donnent, ils donnent, et au final ça fait quelque
chose qui peut conférer une forme de joie parce que
quelque chose s'est créé, avec plusieurs personnes,
donc ça existe et c'est fait, mais si on regarde un peu
plus on ne trouve pas les mêmes fondations qui
tiennent chacun sur la chose, ça ne peut pas durer
longtemps, ça occupe. Tu ne mesures pas ce que
représente ton invitation, les personnes participent à
quelque chose qu'ils se représentent autrement que toi
et ils fabriquent une chose, ils donnent à ce qu'ils se
représentent de l'invitation et puis si ça dure un peu
plus longtemps, il faut tout reprendre du début et avec
toutes les représentations de l'invitation que tu as faite
et bien on peut plus faire une seule chose, on s'occupe
d'une chose plus vaste, plus large et l'agrandissement
de la chose laisse de la place à d'autres représentations
et alors il faut définir encore les choses et l'on s'occupe
à définir les choses les unes à côté des autres et en
soustractions et en additions et toi tu es déjà plein(e)
d'autres idées des choses et tu invites et tu mélanges.


J'ai déjà envoyé des lettres à ceux que je
connaissais pour la bonne année
là maintenant je n'ai plus grand chose à
faire.
Si j'avais une obligation parce que
quelqu'un m'avait demandé quelque
chose à faire parce qu'il faut le faire et
bien je l'aurais fait parce que çà quand on
me demande de faire quelque chose moi
je le fais et puis c'est assez bien fait en
général.
Mais là je ne sais pas trop quoi faire parce
que personne ne m'a rien demandé.



Je suis de forme humaine puisque ma chair a construit ton
regard sur cela
puisqu'autour il y a nous
que chaque seconde nous forme humanité
j'ai ressemblance avec toi qui m'entends
qui comprends que je m'exprime
l'autre de nous tu es
ce qui nous revient d'origine est là
nos avants communs se voient
nous pouvons nous tenir la main
Je te reconnais tu es des miens
je t'ai entendu tu es des miens
tu chantes cela que je connais bien
Tu es ici c'est ce qui fait qu'ailleurs
je le suppose puisque tu es ici.





Ta forme me renvoie mes torts et je voudrais changer mais je
ne pourrais pas mourir et renaître, il faudrait attendre et me
faire à ce bruit encore après et nous accommoder des reflets et
se voir encore puisque nous sommes semblables au même
moments, surfaces de projections de l'autre en mieux ou
encore pire nous ne nous débarrasserons pas de nous alors
amusons- nous de ce qui tombe de haut et ramassons les fruits
mûrs.



Je m'arrêterai bien là.
Du statut de l'état
Du but du quoi.
Pas viser au delà
Faire à deux pas
Mes affaires sans en faire
Part aux grands tatata
Et ne rien plier d'elle
Ma prière aux corneilles
Mon cri à moitié prix
Mon prenez et partez
En entier tout entier
innefficacitée.